lundi 26 octobre 2015

Nouvelle Palette et Mini Croquis


Depuis que j'ai commencé mon traitement, malgré la fatigue la frustration de ne plus peindre depuis presque un an est devenue de plus en plus en forte. Malheureusement mes articulations me font encore souffrir et je ne peux pas pratiquer longtemps, alors j'ai trouvé un compromis. Il s'agit d' un exercice que je pratiquais peu, mais que j'essaie d'appliquer en ce moment. Cela consiste à réaliser des petits croquis d'objets, paysages ou personnes en quelques minutes seulement. C'est très différent de ce que je fais d'habitude, et je trouve cela assez déstabilisant, mon trait est maladroit, je cherche, je teste... mais en même temps c'est intéressant, car le fait de travailler en temps limité me pousse à aller à l'essentiel et à retravailler mon sens de l'observation et de la synthèse. Comme je fais encore beaucoup de ratés, cela m’embêtait de gaspiller mes belles aquarelles Sennelier avec lesquelles je travaille habituellement, du coup je me suis achetée une boite d'étude. La qualité est certes moindre, l'aquarelle étant moins pigmentée et brillante, mais c'est amplement suffisant pour ce genre de croquis.

J'ai donc commencé un carnet dédié spécialement à cet exercice, avec ma nouvelle palette.

Il s'agit de la boite d'aquarelle Cotman (la gamme d'étude de Windsor & Newton) pour laquelle j'ai craqué. Elle se compose de 16 demi-godets de couleurs, un mini pinceau de voyage, un crayon et une gomme. 


Nuancier: 


Nuance de Jaune de Cadmium Pâle 
Nuance de Jaune de Cadmium 
Nuance de Rouge de Cadmium Pâle
Nuance de Rouge de Cadmium Foncé
Nuance d'Alizarine Cramoisie
Laque Pourpre
Outremer
Nuance de Bleu de Cobalt
Turquoise
Nuance de Vert Guignet
Vert de Vessie 
Ocre Jaune 
Terre de Sienne Brûlée
Terre d'Ombre Brûlée
Gris de Payne 
Blanc de Chine 

Je trouve cette palette assez pratique, mais j'avais comme l'impression que je pouvais encore l'optimiser. 
Voici donc l'agencement que je lui concocté. J'aime particulièrement le fait de pouvoir transporter dans la même boite quasiment tout ce que j'ai besoin, pour m'adonner à ces mini croquis... j'ai en outre rajouté, une éponge et des chiffons, ainsi que deux godets vides qui me permettent d'y mettre quelques gouttes d'eau, pour rincer mes pinceaux et diluer la couleur, et mon portemine Muji a pile-poil la bonne taille pour la boite, ce qui m'évite de devoir en plus transporter un taille crayon. Quand aux pinceaux, j'utilise principalement un pinceau à réserve d'eau (le seul objet qui ne rentre pas dans ma boite), je le range donc dans une petite sacoche à coté, avec mes feutres et pinces. Mais je trouve vraiment cette palette très pratique, idéale pour les soirs où je suis délogée de mon bureau et qu'il ne me reste qu'un coin de table basse pour dessiner. 


Pour finir voici une double page de mon carnet. 
L'inspiration du jour était gourmande ! 


Ainsi que mes premiers essaies de paysages dans ce style là.


Bref je me sens un peu comme un enfant qui réapprend à dessiner après cette longue pause, et il ne me reste plus qu'à pratiquer encore et encore, pour réussir à saisir parfaitement ce genre d’exercice, en attendant de reprendre les travaux plus conséquents d'ici quelques temps.

samedi 17 octobre 2015

Rédaction d'Articles

Au mois d'avril dernier je vous parlais de ma participation au site web du Magazine Japan Lifestyle
Mon poste consiste principalement à écrire des news sur l'actualité japonaise qui se passe en France, ainsi que quelques articles sur des sujets plus kawaii... J’écris en moyenne deux news par jour, et cela me prend pas mal de temps mais je trouve ça vraiment intéressant. 

Alors pendant que je commence un nouveau traitement assez éprouvant pour mes soucis de santé, et en attendant que les douleurs articulaires liées disparaissent un peu (ce qui me permettrait de reprendre l'aquarelle) j'avais envie de partager avec vous mon processus de création pour ces articles. 

C'est dans ces carnets que tout commence! 

Sur mon bureau débarrassé de tout mon matériel d'aquarelle pour l'occasion,
mes pullips et ma collection de Tsum Tsum veillant sur les opérations !

Dans l'agenda j'organise mon planning de publication en fonction des sorties et événements à traiter. 

Dans le cahier je prends quelques notes afin de mettre en ordre mes idées avant de commencer à rédiger sur l'ordinateur. Comme il m'arrive de traiter plusieurs sujets à la fois, j’utilise une petite astuce pour m'y retrouver facilement : quand un article a été publié, je mets un petit tampon en bas de page ce qui me permets de voir en coup d’œil les articles rédigés et ceux qui me restent à faire. 

Une fois mon article rédigé, je laisse Kotetsu s'occuper de la publication sur le web et vérifier les mails, pour voir si il n'y a pas d'informations urgentes à traiter. 

Enfin le plus important : tout un tas de petits accessoires de papeterie adorables, qui viennent orner les carnets une fois le travail fait ! 


J'espère que ce petit aperçu vous aura amusé, et si vous voulez lire mes articles (ainsi que ceux des autres formidables rédacteurs) n'hésitez pas à vous rendre sur le site web du magazine : http://www.japanlifestyle.fr/

mardi 13 octobre 2015

Représentation de Danse « Kamigata-Mai » à Paris


Cette semaine la danse kamigata-mai est à l’honneur. La danseuse et chorégraphe japonaise Keiin Yoshimura donnera deux représentations de kamigata-mai à l’espace culturel Tenri, ainsi qu’un stage au Théâtre de la Terre.

Le kamigata-mai parfois appelé aussi Juita-mai (à cause de son accompagnement musicale au juita), est, comme son nom l’indique, né dans la région de Kamigata (Kyoto-Osaka), et est une danse fondée sur les principes des arts traditionnels scéniques du nô, du kabuki, et du kyogen. Elle se développe au XVIe siècle en s’inspirant des mouvements des marionnettes de bunraku. La lenteur d’exécution de ses mouvements exprime mieux que n’importe quelle autre danse les sentiments les plus intimes qu’elle renferme. A l’aide d’objets quotidiens tel l’éventail ou une simple manche de kimono, la danseuse parvient à moduler son expressivité, donnant naissance à une gamme émotionnelle subtile et infinie.

Le kamigata-mai est la première forme dramatique interprétée uniquement par les femmes, à l’inverse des anciens arts du théâtre qui étaient un milieu exclusivement masculin. Développée comme un art de chambre, c’est une danse intime souvent pratiquée par des geisha ou des maiko, et réservée à un nombre restreint de spectateurs qui savent apprécier ce spectacle si particulier. Effectué de manière discrète, tranquille et digne, le kamigata-mai fait émerger les émotions et sentiments les plus profondément enfouis.

Keiin Yoshimura est non seulement danseuse et chorégraphe, et directrice du Kamigata-mai Studio à Tokyo. Si c’est l’une des plus célèbres représentantes de ce style de danse bien particulier, elle est également adepte des arts martiaux et pratique notamment le kendo et le kyudo, ainsi que le yoga. Elle voue aussi une réelle passion pour les arts traditionnels de son pays, et est capable d’accomplir une cérémonie du thé, réaliser des ikebana…tant de différentes facettes de sa personnalité qui se retrouvent dans sa danse. Keiin Yoshimura parvient à sublimer la discrétion, le raffinement et la dignité, essence même du kamigata-mai.


Le 15 octobre à 20h30 elle présentera Juita- Utô :
“Récit d’un chasseur dont l’âme, pris de remords par les actes perpétrés durant son vivant au cours duquel il tua énormément d’oisillons, fait son apparition devant des croyants en pèlerinage et leur faisant part de ses lamentations. Cette oeuvre nous fait une description de la tristesse de la vie et de la dureté de l’enfer.”

Suivi de Juita- Kane ga Misaki :
“Abandonnée par un moine qui a rejeté ses tendres affections, une femme se mue en énorme serpent et part à la poursuite de son amour perdu jusque dans le temple qui lui servait de refuge. Le serpent s’enroule alors autour de la cloche sous laquelle se cachait le moine, avant de l’inonder de ses flammes et de le tuer. Dans cette oeuvre, une fille de joie danse en emplissant la cloche de la rancune de son amour.”

Le 16 octobre à 20h30, elle interprétera Sakura – Requiem et prières pour HIROSHIMA :
“70 ans après que l’humanité ait fait l’expérience de la bombe atomique, le Japon bénéficie aujourd’hui d’un niveau de vie prospère, grâce au développement des sciences et aux bienfaits des autres cultures. En revanche, il est en train de perdre petit à petit le Wa no Kokoro, « l’Esprit d’Harmonie » qui n’a cessé d’incarner la tradition du Japon de tout temps. Cette oeuvre présente des prières de paix et un requiem pour les âmes des défunts de Hiroshima.”

Puis elle donner un stage de kamigata-maï permettant d’aborder les bases de cet art, au Théâtre de la Terre le samedi 17 et 18 octobre.


Information:
Juita-Uto suivi de Juita-Kane ga misaki
le 15 octobre 2015 à 20h30
lieu: Centre culturel Tenri

Sakura – Requiem et prières pour HIROSHIMA
le 15 octobre 2015 à 20h30
lieu: Centre culturel Tenri

Association culturelle franco-japonaise de Tenri
8-12 rue Bertin Poirée – 75006 Paris
Réservation : Tél : 01 44 76 06 06 / resa@tenri-paris.com
Site: http://www.tenri-paris.com/

Stage de Kamigata-maï
Le Samedi 17 octobre 2015 de 14h à 19h
Le Dimanche 18 octobre 2015 de 10h à 16h
lieu : Théâtre de la Terre
1 Passage du Buisson Saint-Louis – 75010 Paris
Réservation: Tel: 01.43.38.79.75 / info@hippocampe.asso.fr


lundi 12 octobre 2015

Défilé: « Imagine Oneworld Kimono »


Si le marché du kimono est actuellement en crise, les actions originales ne manquent pas pour remettre le vêtement traditionnel au goût du jour. Imagine oneworld kimono est l’un de ces audacieux projets, créé par un collectif de Fukuoka qui souhaite profiter des prochains jeux olympiques se déroulant au Japon pour faire découvrir cet artisanat au monde entier. Pour cela, en collaboration avec les artisans de la région le collectif imagine de surprenants kimono inspirés des différentes cultures des pays qui participeront à cet événement sportif en 2020.


Après les Etats-Unis, qui avaient découvert en avant première les tout premiers kimonos créés lors d’une série de performances organisées par le collectif du 30 juin au 5 Juillet dernier en Californie du sud, c’est aujourd’hui au tour du Japon de suivre l’avancement du projet.

En effet, le 10 octobre avait lieu à Tokyo un défilé présentant les douze modèles déjà élaborés au sein de ce projet, qui dévoilait des kimonos inspirés des Etats-unis, de l’Inde, de l’Afrique du Sud, des Philippines… dont voici quelques images:




Pour voir toutes les photos du défilé, suivre l’avancement du projet, et découvrir les coulisses de la création de ces splendides kimono, n’hésitez pas à soutenir le collectif via leur page facebook : https://www.facebook.com/imagineoneworldkimonoproject

samedi 10 octobre 2015

Démonstration de Calligraphie par Hachiro Kannô

Le 13 octobre à partir de 17h30, l’espace culturel Tenri accueillera l’artiste Hachiro Kannô, pour une démonstration de calligraphie japonaise, lors du vernissage de l’exposition: L’encre chez les Kannô.


Présentation:“Le courant que représente l’école Kannô est constitué d’une famille d’artistes créant des peintures et des calligraphies. En suivant les traces de l’« encre » qui incarne l’élément central de leur création, nous vous exposons ici un panorama complet des œuvres de ce courant, qui de « Tôsaku » à « Hachirô » 4ème du nom, a vu se succéder des représentants guidés par la recherche de leur propre expression en phase avec leur temps.”

Le 13 octobre, à partir de 17h30, l’espace culturel Tenri accueillera l'artiste Hachiro Kannô, de calligraphie, à l’occasion de vernissage de l’exposition: “L’encre chez les Kannô” consacré à cet art au sein de la lignée Kannô.

Biographie: Hachiro Kannô, naît au Japon en 1944. Fils d’un prêtre shintoïste calligraphe de renom, il apprend les arts traditionnels de la peinture et de la calligraphie, dès son plus jeune; av ant de poursuivre ses études aux beaux-arts de Tokyo, puis de Paris. Depuis 1968, il réside entre Paris, Saint-Remi de Provence et le Japon où il retourne occasionnellement. Le maître avouera que : “C’est en France; qu’il se met à apprécier pleinement les traditions Japonaises”
Les œuvres d’Hachiro Kannô à la fois extrêmement modernes et porteuses d’une tradition ancestrale, trouvent écho dans la religion shintoiste qui vénère la vie et la nature sous toutes ses formes, voyant la beauté dans la simplicité. Également influencé par le Bouddhisme Zen et ses sutras, l’artiste cite volontiers celui du coeur que l’on pourrait traduire par: “les formes sont le vide, et le vide est les formes”, à l’image d’une des ces série de peintures qu’il a intitulé : “Vide est plein, plein est vide”.

Au cours de l’exposition les 20 et 21 octobre aura également lieu des cérémonies du thé. Un rituel cher à Hachiro Kannô, qui lui permet de se concentrer, de faire le lien entre le monde extérieur et son être intime, avant de commencer à peindre dans une unité retrouvée.

Pour vous donner un avant goût de l’exposition voici une d’Hachiro Kanno à l’oeuvre , réalisée en 2012 à l’occasion d’une précédente exposition à la galerie Nichido: https://www.facebook.com/kannohachiro/videos/3535593307784/

Information:
Exposition : L’encre chez les Kannô
Du 13 au 24 octobre 2015
Vernissage avec démonstration de calligraphie: le 13 octobre à partir de 17h30
Cérémonie du thé: les 20 et 21 octobre de 17h à 20
Lieu: Espace culturel Bertin Poirée
8-12 rue Bertin Poirée, 75001 Paris
Tél: 01 44 76 06 06
Site: http://www.tenri-paris.com/art/expo.html

Article rédigé pour le site Japan Lifestyle