vendredi 10 octobre 2014

Glossaire technique de peinture japonaise

L'autre point très appréciable de cette exposition: Le Japon au fil des saisons, est qu'elle était très bien documentée, expliquant chaque terme technique utilisé pour qualifier les œuvres présentées.
Je souhaitais donc partager avec vous cette précieuse mine d'information. 

Les Médiums: 

Sumi (l'encre): La fabrication de l'encre est un processus long et méticuleux, nécessitant plusieurs étapes. Tout d'abord le noir de fumée (à base de bois ou d'huile) est tamisé et mélangé à de la colle de peau, avant d'être cuit. Une fois pétrie la pâte est placé dans un moule afin d'obtenir un bâtonnet solide, qui peut être décoré. C'est sous cette forme que l'encre sera vendue.
Pour rendre l'encre liquide, il faut frotter le bâtonnet sur une "pierre à encre" en céramique tout en le mouillant avec un peu d'eau. Le liquide obtenue sera plus ou moins concentré en noir suivant la quantité d'eau ajouté, ce qui permet de créer une vaste gamme de gris.

Nikawa: C'est une colle organique de peaux et d'os d'animaux (cerf, lapin, bœuf, baleine, poissons...), qui sert de liant lors de la préparation de l'encre ou des couleurs. La colle à base d'esturgeons est particulièrement prisée.

Senryô: Pigments fabriqués à partir de minéraux ou végétaux (gomme-gutte pour , cochenille...). Certaines couleurs sont particulièrement prisées comme les bleus à base d'azurite, verts de malachite ou rouges vermillons de cinabre. Pour obtenir ces pigments les roches sont broyées afin de les réduire en poudre; qui est ensuite mélangée à une petite quantité de colle de peau.
Cette préparation se fabrique en petite quantité pour un usage immédiat, car elle ne peut se conserver.

Gofun: Sorte de pigment blanc, obtenue à partir de carbonate de calcium à base de coquilles d’huîtres blanchies à l'aire libre, calcinées et réduites en poudre, avant d'être mélangée à la colle animale.
Cette teinte peut aussi bien servir de couleur de fond, qu'à nuancer une autre couleur. Le gofun, est également employé en épaisseur afin de donner du relief.

Kinpaku: Feuilles d'or encollées sur le papier, afin de servir de fond à des motifs peints.
C'est un élément décoratif important de la peinture japonaise, on en retrouve notamment sur les paravents.

Kindei-gindei: C'est un lavis d'or et d'argent, préparé à partir d'un mélange de poudre métallique et de colle de peau.


Les Supports: 

Hyôgu (Le montage): A cause de l'humidité provenant de la peinture, le papier et la soie une subissent des tentions . Réaliser un montage ainsi qu'un doublage de l'oeuvre est donc indispensable afin de pouvoir les présenter.

Kakemono: Rouleau de peinture vertical, encadré de bandes de soies. Pour stabiliser l'oeuvre on ajoute en bas du rouleau un shimojiku (bâton de bois), prolongé par des jikushu (embouts) en bois, laque, ivoire ou porcelaine, qui permettent de rouler et dérouler la peinture sans abîmer le montage.

Makimono:  Rouleau de peinture horizontal, pouvant atteindre plusieurs mètres de longs. On ne le déroule que sur une soixantaine de centimètres à la fois, soit à peu près la distance entre les deux bras qui le tiennent.

Byôbu (Paravent) : Tout comme les fusuma (portes coulissantes) le paravent est un élément essentiel de l'architecture japonaise. Véritable oeuvre d'art, les paravents servent de support picturaux aux artistes de renom. On en trouve de toutes les tailles, du plus petit le koshi-kake byôbu servant à isoler des personnes agenouillées; au plus grands mesurant jusqu'à 1,80 mètre et permettant de cloisonner des pièces. Si le nombre de panneaux composant le paravent peut être variable, il est par contre toujours réalisé en paires.


Les Techniques Stylistiques:

Katabokashi (estompage de la forme):  Cette technique consiste à appliquer des lavis de diverses tonalités autour du motif afin de le laisser apparaître en blanc, ce qui donne l'impression qu'il se détache du fond coloré.

Mokkotsuga (peinture sans os): Procédé d'origine chinoise consistant à créer un motif sans le cerner d'un contour linéaire, la forme est alors obtenue à l'aide de fines lignes colorées disposées perpendiculairement au motif. C'est une technique très souvent employé pour représenté les singes et les carpes.

Shunbô (technique des rides): Sortes de trais plus ou moins long, épais et barbus, qui servent à suggérer le volume et la texture des montagnes, des rochers et des arbres. Quand à la végétation elle est rendue à l'aide de petites taches d'encre ten (points).

Tarashikomi: Technique d'encrage chinois, qui consiste à superposer de l'encre ou des pigments saturés d'eau, ce qui produit un effet de contours flous, donnant l’illusion de volume.


Commissaire d'exposition : Christine Shimizu

Lien:
- Présentation de l’exposition
- Musée Cernuschi

mardi 30 septembre 2014

Le Japon au fils des Saisons - Différents courants picturaux

Suite à mon article sur le vernissage de l'exposition: "le Japon au fil des saisons", j'ai eu envie de partager avec vous quelques notes grappillées durant la visite, au sujet de ces différentes écoles de peintures.


Le Courant Nanga (peinture du sud):
Il est apparu dans la région du Kansai au début du XVIIIe siècle, fortement influencé par la peinture chinoise appelée au Japon Bunjinga (peinture de lettrés). Rappelons qu'un siècle plus tôt fut introduit au Japon le "néo-confucianisme" qui imprégna toutes les classes de la société japonaise. Mais suite à l'édit de 1635, le Japon coupe en grande partie ses échanges avec le reste du monde, marquant de même une évolution au niveau de la peinture, par un manque d'accès à la culture Chinoise . En effet alors que le Bunjinga est principalement une peinture monochrome représentant des paysages, les peintres Japonais vont peu à peu introduire de nouveaux éléments comme des fleurs, des personnages, des animaux... et y introduire des éléments colorés, comme au temps de la dynastie Ming.

Au début du XVIIIe siècle le courant Nanga atteint son apogée à Kyôto, avec les peintres Ike no Taiga (1723-1776) et Yosa Buson (1716-1783). Sa popularité est telle que des peintres comme Nakayama Kôyô (1717-1780) et Okamoto Shŷki (1807-1862) vont exporter le style dans la région du Kantô, où le maître Tani Bunchô (1763-1840) avec ses connaissances de la gravure occidentale va favoriser son essors.

Lune éclairée par une nuit d'automne - Tani Bunchô


Ecole Maruyama-Shijô:
A partir de 1720, l'interdiction d'importer des ouvrages occidentaux est levée par le shôgun Tokugawa Yoshimune. Avec l'arrivée de ces divers ouvrages traitant aussi bien d'astronomie, de médecine que de botanique..., c'est non seulement la perception scientifique japonaise qui se trouve modifiée, mais également la vision picturale. En effet l’importation de la chambre noire, va faire découvrir aux Japonais les grands principes de la perspective occidentale.

Ce sont des artistes comme le jeune Maruyama Okyo (1733-1795) qui vont grandement contribuer à l'émergence de ce nouveaux style pictural. Après un apprentissage à Kyôto du style Kanô auprès du maitre Ishida Yûtei, Okyo commence peut à peu à se détacher su style académique, et fonde à Kyôto un atelier basé sur le Shaseiga ("peinture réelle"), où domine l'étude prise sur le motif, ajoutant le rendu "atmosphérique" qu'il pouvait manquer à la rigoureuse école Kanô, et pour ce faire Okyo introduit dans la peinture japonaise les volumes, la perspective linéaire, ainsi que les ombrages...
De plus la peinture d'Okyo est très influencé par la peinture chinoise Ming, où les fleurs et oiseaux arborent un style très coloré.
C'est son sens du réalisme, allié à un gout décoratif prononcé, qui fera la renommé d'Okyo, très prisé à l'époque par les riches marchands.

Lors de son décès Okyo, compte de nombreux disciples tels Matsumura Goshun (1752-1811) qui ouvrira à la mort de son maître une école dans le quartier de Shijô-Takamura, qui donnera son nom à l'école Shijô, courant qui respect les principes établie par le maître Okyo.

Paon et pivoines - Maruyama Okyo


L'Ecole Mori:
Cette école fondée par Mori Sosen (1747-1821), adopte le réalisme d'Okyo.
Mori s’intéresse à la représentation animalière, portant une attention particulière aux singes, qu'il peindra dans de multiples attitudes toujours empreintes d'humour.
C'est son neveu et fils adoptif Mori Tetsuzan (1775-1841) qui introduira ce style à Edo.
Notons que l'élève formé par Mori Tetsuzan, un certain Mori Kansai (1814-1894) sera l'un des grands artistes réformateur de la peinture japonaise durant l'ère Meiji (1868-1912)

Singes dans les pins devant une cascade - Mori Sosen


L'Ecole Kishi:
Elle connait une grande renommée à Kyôto, de la fin de l'époque Edo au début de l'ère Meiji, son influence est telles qu'à la fin du XIXe siècle, elle jouera un rôle essentiel dans le renouveau de la peinture japonaise.
Fondée par Ganku (1749-1838) et poursuivie par son fils Gantai (1782-1865) ainsi que par son gendre Renzan (1804-1859), elle se caractérise par un style éclectique associant le courant réaliste de l'école Shijô à des éléments picturaux chinois dans un pinceau vigoureux, avec pour thème de prédilection les représentations animalières, notamment les oiseaux et les tigres.
C'est Kishi Chikudô (1826-1897) l'un des principaux maître de ce style qui posera les principes modernistes du courant Nihonga.

Cacatoès sur une branche d'érable en automne - Ganku


Le Courant Rinpa:
Ce style pictural à l'aspect décoratif va naître à Kyôto au XVIIe siècle grâce et au maître calligraphe, laqueur et céramiste Hon'ami Kôetsu (1558-1637), et peintre Tawaraya Sôtatsu (première moitié du XVIIe) qui va complètement renouveler le genre picturale dicté par l'école Tosa.
En effet non seulement Sôtatsu utilise de nouveaux matériaux "nobles" comme les lavis d'or et les pigments minéraux, utilisant les techniques picturales tels les aplats géométriques ou les motifs peints selon la méthode Tarashikomi (Encre et pigments saturés d'eau et travaillées en superposition, donnant un effet de contours flous, ce qui donne une illusion de volumes), mais il révolutionne également les thèmes abordés par la peinture, s'appuyant sur les illustrations de la littérature classique.

Le peintre Ogata Kôrin (1658-1716) et son frère potier Ogata Kenzan (1663-1743), fascinés par les romans et poèmes classiques seront durant la période Edo les principaux successeurs du style  initié par Sôtatsu, figurant des scènes tirées de ces textes à l'aide d'éléments symboliques.

Enfin dernier acteur de ce courant, le jeune frère du seigneur d'Himeiji: Sakai Hôitsu (1761-1828) qui se passionne pour l'artiste Kôrin, au point de promouvoir les travail des deux frères d'Edo en publiant "Cent peintures de Kôrin" et "Peintures et Calligraphies de Kenzan".
Cependant, Hôitsu finira par rejeter l'abstraction décorative de Sôtatsu et de Kôrin, préférant une approche plus naturaliste et conforme aux aspirations de son époque.

La Sente au lierre du Mont Utsu - Sakai Hôitsu


Le Courant Nihonga:
Le terme Nihonga est employé pour définir la nouvelle peinture japonaise qui émerge à la suite de l'abolition des domaines féodaux, privant alors les deux écoles officielles Kâno et Tosa de leur supériorité. 
Avec la restauration impériale de Meiji, le Japon sort de son isolement, et afin de pouvoir entrer sur la scène picturale internationale il va moderniser ses techniques en adoptant celles enseignées en occident. Dans ce soucis de modernité, le gouvernement de Meiji autorise officiellement l'enseignement de la peinture à l'huile au coté des techniques traditionnelles, au sein de nouvelles école d'art telles "l'école technique d'art" de Tôkyô, ou "l'école préfectorale de peinture" de Kyôto. Rapidement ces écoles deviennent des lieux d'échanges et d'influences, sous l'enseignement de maîtres comme Kôno Bairei (1844-1895) ou Suzuki Shônen (1849-1918)  permettent l'émergence d'une nouvelle peinture. 

Lune dans les Nuages - Suzuki Shônen



Commissaire d'exposition : Christine Shimizu

Lien:
- Présentation de l’exposition 
Musée Cernuschi

jeudi 25 septembre 2014

Vernissage - Le Japon au fil des Saisons

Il y a quelques jours, grâce à un collègue d'Eloic nous avons pu assister à l'inauguration de 
l'exposition : "Le Japon au fil des saisons", qui se tient actuellement au musée Cernuschi.
Cette exposition, présentant des œuvres issues de la collection privée américaine de Robert et Betsy Feinberg, nous permet de découvrir l'amour que portaient les japonais à la nature.

Pour bien comprendre le thème même de l'exposition et les liens profonds qui unissent les japonais à la nature, il faut avant tout se rappeler qu'à l'origine le Japon est avant tout une société agraire, où la culture du riz y tient une grande place, accordant ainsi la vie au rythme des saisons.
Depuis le VIIIe siècle, les représentations naturelles comme les fleurs, paysages, animaux...est associé à la symbolique établie par les poètes, où ces éléments visuels devinrent indissociables d'émotions et de certains moment de l'année. A l'époque Edo, cette iconographie s'enrichit de thèmes d'origine chinoise.


Je vais faire court aujourd'hui car je n'ai malheureusement pas pu faire de photographies du parcours de l’exposition, mais voici tout de même quelques impressions sur cette inauguration.

Tout d'abord je dois honteusement vous confesser que c'était la première fois que je me rendais au musée Cernuschi, j'étais donc enchantée de découvrir enfin ce lieu magnifique.

Concernant l'exposition proprement dite, j'étais vraiment contente de pouvoir admirer en France de grands noms de la peinture japonaise tels que: Ike no Taiga, Tani Bunshô (grand "rival" d'un certain Hokusai), Maruyama Okyo ou encore Sakai Hôitsu...
De plus il faut reconnaître que l'exposition est extrêmement bien documentée, on se régale donc à lire les panneaux explicatifs, découvrant certaines particularités du Nihon-ga.
Enfin j'ai réellement apprécié le fait qu'il soit présenté des œuvres de diverses époques, ce qui permettait de vraiment constater l'évolution du style picturale japonais à travers les ans, ainsi que les spécificités des différentes écoles.

A la fin de la visite nous attendait la dégustation d'un thé créé spécialement pour l'inauguration.

C'est vraiment une exposition très intéressante, et devant la multitude d'informations présentes tout au long du parcours, j'ai envie de vous faire deux articles complémentaires avec les notes que j'ai récoltées, un premier sur les différent courants picturaux de cet époque, et un second sur le vocabulaire technique lié à ces pratiques.



Commissaire d'exposition : Christine Shimizu

Lien : 
- Présentation de l'exposition
- Musée Cernushi


vendredi 19 septembre 2014

Résultats du Concours de Cartes Postales 2014

Cet été j'avais participé au concours de cartes postales organisées par  la revue "Artiste Magazine".
(Celle-ci)
Et j'ai donc eu la chance de faire partie des lauréats par départements.
(bon d'accord je devais être la seule du Gers à avoir participé).
Si malheureusement mon aquarelle ne figure pas parmi celles exposées dans la double page, on peut cependant y voir mon nom dans la petite colonne de droite.




Juste là souligné en rose!^^

Et voici ce que j'ai reçu en récompense de ma participation  :



Ce petit carnet sera parfait pour moi qui voulais consacrer un peu plus de temps aux croquis d'observations. 
Il ne me reste donc plus qu'à m'y mettre. 

vendredi 29 août 2014

Retour de Vacances

Me voici de retour à Paris après des vacances chaotiques, 
durant lesquelles je n'ai pu mettre à exécution tous les projets que j'avais en tête. 

Voici donc la seule aquarelle réalisée durant mon séjour dans le Gers. 

Bouton de Mauve
Aquarelle 
15 x 21 cm 

vendredi 15 août 2014

L'Origine de la Folie

Ceux qui suivent régulièrement mon blog auront sûrement remarqué que j'ai quelques thèmes de prédilection.

De retour dans la maison familiale, par une matinée pluvieuse j'ai eu envie de feuilleter mes vieux carnets de croquis, lorsque je suis tombée sur les origines de mon obsession...

J'ai donc aujourd'hui l'honneur de vous présenter le tout premier exemplaire d'une très longue série, réalisée lorsque j'avais environ 6 ans.



Dès lors ces étranges créatures marines ont orné mes cahiers d'école,  sinsinuant entre deux leçons...



...jusque dans mes cours d'Arts-Plastiques.



Bref pour ceux qui se demandaient, si ma crise "sirène" allait me passer un jour, je crois bien que ce n'est pas pour tout de suite...

mercredi 13 août 2014

Départ en Vacances

Il est enfin l'heure pour moi d'oublier un peu lady Marmelade et autres projets, pour rentrer quelques semaines dans le sud de la France. 
Même si le beau temps n'est pas garantit au rendez-vous, j'espère revenir avec plein de nouvelles aquarelles, haiku, photo... dans mes valises. 

Place du Village
Aquarelle 
15 x 21 cm 

mardi 12 août 2014

Concours Artiste Magazine n° 170

L'été je profite des vacances pour m'amuser à faire les concours lancés par les magasines spécialisés, que je ne gagne évidement jamais, mais cela m'ouvre de nouvelles pistes de réflexions et me permet de tester de nouvelles techniques. 
Cette année encore j'avais acheté une revue à cette intention, mais occupée par mes projets professionnels, 
je n'avais finalement pas eu le loisir de réfléchir à une production. 
Finalement la date limite d'envoi approchant, et partant demain en vacances dans le sud, je me suis donné quelques heures pour peindre une petite bricole. 

Plage un jour d'orage menaçant
Aquarelle 
15 x 21 cm 


samedi 26 juillet 2014

Croquis Make-up

Voici quelques croquis que j'ai réalisés pour mon travail de maquilleuse.


Caméline
Aquarelle
29 x 21 cm 

Barbe Bleue
Aquarelle + Crayon 
29 x 21 cm 


Cerf
Aquarelle
29 x 21 cm 

Fleurs 
Aquarelle

mardi 8 juillet 2014

Sérinité - Souvenir Japonais - 003

Alors que le premier shooting de Lady Marmelade approche à grands pas, 
il me faut faire face à certaines modifications inopinées, quand aux préparatifs de celui-ci.
Dans ces moments là, il n'est pas toujours aisé de conserver son calme, et de se concentrer sur le travail qui reste à faire.

Je me suis donc accordée une petite pause et quelques gribouilles du pays du soleil levant, afin de retrouver la sérénité... 

Inari
Aquarelle + Encre de Chine 
29 x 21 cm 

Magnolias 
Aquarelle + Encre 
29 x 21 cm 

Méditation 
Aquarelle + Encre 
21 x 29 cm

Mésange
Aquarelle + Encre de Chine
15 x 21 cm

mardi 17 juin 2014

Nouveau Design

Je vous présente enfin le nouveau design de Crépuscule! 
Je me lassait de l'ancien que je trouvais trop enfantin,  
et je cherchais donc à faire quelque chose de plus sobre et fonctionnel. 
J'espère que ces modifications vous plairont, 
et n'hésitez pas à me faire part de vos impression, afin que je puisse encore améliorer ce blog.  

Cerise
Aquarelle
24 x 16 cm 

Quick Sketch - 002

Je continue mes petits exercices de croquis rapides à l'aquarelle,
pour me refaire la main avant de me lancer dans de plus grands travaux.
Comme je ne peux accéder à mon bureau la nuit,
je travaille sur un coin de canapé, avec mon carnet sur les genoux...

Etude Branchage
Aquarelle
29 x 21 cm

Etude Fleurs Mauves
Aquarelle + Encre
15 x 21 cm 


Et j'en ai également profiter pour tester une petite nouveauté. 
J'ai entièrement réalisé ce croquis en "mouillé sur mouillé". 
C'est une technique que je pratique déjà de temps à autres sur certaines parties de mes aquarelles,
mais c'est la toute première fois que je réalise une étude entièrement avec ce type de lavis.
C'est vraiment une technique que j'ai plaisir à travailler, je trouve qu'elle a quelque chose de magique tant les résultats son aléatoires et imprévisibles...

Paysage d'Hiver
Aquarelle 
16 x 24 cm 



mercredi 11 juin 2014

Quick Sketch

Comme je vous le disais lors de mon précédent poste, en ce moment mes épaules ne me laissent pas vraiment en paix. Je me suis donc vue contrainte de ralentir un peu le rythme, car il m'est assez douloureux de rester de longues heures affairée à mon bureau, et un cruel manque de précision se fait sentir.
Je n'ai cependant pas arrêter complètement ma pratique, et j'essaie de m'exercer tout même régulièrement.
Mais je dois concilier mes exercices de peinture, avec mon travail de maquilleuse, deux passions qui sollicitent beaucoup les pauvres bras...

J'ai donc concentré mes forces sur un projet un peu particulier.
En effet je vous ai déjà parlé du livre "Les Voyages Extraordinaires de Lady Marmelade".
C'est un projet de livre fantastique, illustré avec des photographies, pour lequel je suis chargée de concevoir les dix looks de notre personnage principale. Cela fait donc plusieurs mois que je travail activement à ce projet, passant une grande partie de mes journées à effectuer des recherches, à l'heure actuelle j'en suis à une quarantaine de pages de croquis.

Cette semaine j'ai rencontré Lucie Béluga, l'auteur de "Lady Marmelade", afin de valider mes recherches. Et maintenant que nous sommes fixées sur les coiffures et maquillages, il me reste à refaire ces croquis à l'aquarelle afin de présenter les différents styles qu'arbora notre Lady.

Si le projet vous intéresse, n'hésitez pas à aller jeter un œil sur la page du projet pour en savoir d'avantage,
vous pouvez également nous y laisser un petit mot.
Pour ma part, je compte partager ici avec vous mes recherches dans les prochains semaines :


Mais avant de me lancer dans mes réalisations finales pour ce livre, je profite de mes nuits d'insomnies pour effectuer de petites études rapides à l'aquarelle, afin de me refaire la main, et de dompter ces vilaines épaules!

Etude Bouton de Rose
Aquarelle
29 x 21 cm 

Etude Fruits
Aquarelle
21 x 29 cm 

Etude Jarre Fleurie
Aquarelle
21 x 29


Etude Coquelicot
Aquarelle 
29 x 21 cm

jeudi 15 mai 2014

Démonstration - Gravure sur lame de sabre Japonais

Pour l'inauguration de l'exposition Evangelion et les sabres japonais, la MCJP avait eu la bonne idée d'organiser une démonstration de gravure sur lame de sabre.
Maître Munenori Kinôshita, est né en 1968 à Okayama, et exerce depuis plus de vingt ans sous le nom d'artiste "Soufu Kinoshita".


Aujourd'hui maître Kinoshita, l'un des cinq dernier kinkôshi (graveur sur lame) du Japon, va façonner un dragon.

Une croyance ancestrale raconte que les démons (oni), responsables des maladies, prennent peur en voyant leur reflet dans la lame du sabre, et s'enfuient ! Posséder un sabre reviendrait donc à repousser les démons.

Au Japon le dragon est un symbole de divinité, en effet c'est le seul "animal" à pouvoir naviguer entre le ciel et la terre, le monde des hommes et celui des dieux.
On distingue deux sortes de dragons, ceux qui montent de la terre vers le ciel (nobori-ryû) et ceux qui descendent du ciel vers la terre (kudari-ryû).


Il faut savoir que la coutume de faire graver son sabre remonte à l'époque des guerres de clans.
En effet, à cette époque on pensait que graver un nom ou une représentation de divinités décuplait la force de l'arme, ce qui en faisait une protection encore plus efficace.
A cette époque coexistaient également des sabres dits rituels, bien plus travaillés que les sabres utilisés en combat, et sur lesquels pouvait se trouver gravé une prière.
Le sabre pouvait aussi avoir une fonction d'apparat, servant à affirmer la supériorité d'un chef de clan. A cette époque un sabre de grande qualité avait autant de valeur qu'un territoire.
Aujourd'hui encore le sabre reste un symbole fort, et l'on peut voir l'Empereur en porter un à sa taille lors des cérémonies officielles.

Pour réaliser le motif, Mr Kinoshita utilise la technique traditionnelle dite wabori, qui consiste elle à graver vers soi, et non vers l’extérieur comme le préconise les méthodes classiques de gravure. La raison de cette particularité est simple, c'est la dureté de la lame qui rend les mouvements habituels impossibles


Mr Kinoshita travaille à l'aide de petits burins et d'un maillet. Il faut déjà deux ans d'apprentissage pour apprendre à aiguiser son burin, plus encore cinq autres années de formation pour la gravure.

L'apprentissage pour devenir kinkôshi est exigent, mais c'est parce que la graveur a une lourde responsabilité sur les épaules.
En effet la fabrication d'un sabre japonais est une oeuvre collective, qui fait appel à divers corps d'artisanat, entre autres :
     - tôsho (forgeron)
     - togishi (polisseur)
     - sayashi (fabricant de fourreau)
     - tsubako (fabricant de garde)
     - nirishi ( laqueur)

Le graveur intervient en dernier lieu. Afin de ne pas gâcher la lame, les matériaux nobles utilisés et le travail de ses confère, il doit donc faire preuve d'un grand savoir-faire et de beaucoup de concentration.


Actuellement au Japon, il ne reste que cinq graveurs en activité pour 250 forgerons. Mr Kinoshita, inquiet quand à l'avenir de sa profession, cherche donc un apprenti, quelle que soit sa nationalité. Lorsque l'on demande à celui-ci quel sont les qualités primordiales pour effectuer ce métier, il répond très sérieusement qu'il faut être capable de rester assis plus de huit heures consécutives, et que si l'on est moins doué qu'un autre ce n'est pas grave il suffit juste de s’entraîner encore plus afin de progresser... une réponse typiquement japonaise !


Lien:
- MCJP

mercredi 14 mai 2014

Exposition - Evangelion et les Sabres Japonais

Des sabres datant des époques  Kamakura (1185 - 1333) et Edo (1603 - 1868) exposés au milieux de figurines grandeurs nature issus de l'une des séries d'animation les plus populaires au monde...
Ici la tradition ancestrale s’apprécie aux cotés d'une modernité futuriste post-apocalyptique.



Si le rapprochement de ces deux thèmes autour d'une seule et même exposition peut paraître incongru, la foule venue pour l'inauguration l'est tout autant, tant celle-ci est hétérogène. Ici nous allons de surprises en surprises et le fan d'anime côtoie l'expert avisé en culture orientale ou l'amateur d'armes blanches.

Pourtant l'idée de cette exposition itinérante, qui a sillonné l'archipel nippon avant d'arriver jusqu'à Paris, n'est pas due au hasard, mais bien à une réelle interrogation sur la place et l'avenir de l’artisanat japonais au sein de la société actuelle. Réalisée avec le soutient du "Bizen Osafune Japanese Sword Museum" (l'un des musées les plus réputés en la matière), de nombreuses armes au design futuriste inspiré de l'anime furent crées spécialement pour l’événement par les plus grands maîtres artisans japonais selon les techniques ancestrales.

Mais plus qu'un long discours sur les similitudes entre la production d'un anime et celle d'un sabre, nécessitant toutes deux travail collectif, savoir faire et créativité de la part des multiples collaborateurs...reflet de l’âme et la sensibilité de ses artisans mais également celle du Japon...  voici plutôt quelques images de notre visite :

(Petit panneau surprenant avant d'entrée dans l'exposition. 
Non, définitivement la MCJP n'est pas un musée comme les autres)

Et voici l' EVA-01 qui accueil le public! 




Tout au long de l'exposition de nombreuses explications sur les sabres traditionnels étaient données.
Ici un panneau présentant les différentes pièces composant un sabre (à gauche), ainsi que des croquis de recherches pour l'anime. Ici une étude pour la "Lance de Longinus" (à droite).
La reproduction de l'arme exposée qui mesurait près de 3 mètres, était vraiment une des pièces les plus impressionnante de l'exposition. (Mais très difficile à photographier vue le monde présent) 

Sabre "Uchigatana" avec fourreau en peau de raie recouverte de laque - Epoque Edo 

 le Counter Sword de l'EVA - 01

Les sortes de vagues visibles sur la lame sont dues au fait que seul le tranchant de la lame a été trempé, créant ainsi des contraintes mécaniques internes spécifiques

Armure - époque Edo

Quelques uns des sabres sont conçus suivant le modèle "classique", mais s’harmonisant et évoquant les diverses armures EVA. Ceux-ci présentaient un réel défi pour les artisans japonais qui ont du notamment créer des laques très colorées pour les fourreaux, comme cette couleur jaune-orangée très vive.

Katana inspiré du personnage de Nagisa Kaworu.
Une des particularités de ce sabre réside au niveau du Tsuba (garde) en métal, qui fut ensuite recouvert de bois, avant d’être laqué, ce qui a permis d'obtenir un rouge vif. 

Tachi inspiré du personnage de Rei

Lame gravée où y est représenté un "dragon montant" (nobori ryû). 
Les symboles gravés sur les armes des samouraïs faisait souvent office de "dieux protecteurs".



La peau de raie, constituait l'un des matériaux couramment utilisé à l'époque Edo, pour fabriquer des fourreaux et poignées de sabres, car elle constituait un revêtement anti-dérapant. 

Enfin l'un de mes petits chouchous. 
Absolument girly, il semble petit plutôt léger et assez maniable..bref je l'adopterais bien. 

Nous avons malheureusement parcouru l'exposition quelque peu au pas de charge, car nous étions attendu après pour la conférence sur la gravure sur lame, et nous ne nous étions pas douté de l'engouement que l'exposition pourrait susciter dès son premier jour. Ce qui explique la mauvaise qualité de mes photo et le peu de notes que j'ai pu prendre. 
Je regrette également que les tsuba, tsukamae, koshirae, etc., tout comme les échantillons de laques, bois et instruments étaient présentés en vitrine (pour des questions de sécurités évidentes) avec un éclairage plongeant rendait la prise de vue difficile. Ce qui est dommage, car il y avait des pièces dignes des plus grands orfèvres.   

Avant de vous compter quelques anecdotes sur la gravure sur sabre, vous laisse en compagnie d'Asuka et Rei.



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